La Serie A a reconstruit son attaque cet été en important les indésirables du Paris Saint-Germain
L'AC Milan et la Juventus ont dépensé à eux deux 159,2 M€ pour trois joueurs dont le PSG ne voulait plus — Gonçalo Ramos, Randal Kolo Muani, et via le RB Leipzig, la tendance se prolonge avec Loïs Openda. Le déficit net de 524,2 M€ de la Serie A cette fenêtre raconte surtout une histoire de recrutement de qualité déjà éprouvée, dont d'autres grands clubs s'étaient déjà séparés.
Les clubs de Serie A ont dépensé 1,06 Md€ sur 105 recrutements et vendu pour 540,4 M€ sur 73 départs cette fenêtre, soit un déficit net de 524,2 M€ — le deuxième plus important du top 5 après celui de la Premier League. La composition des arrivées est particulière : Gonçalo Ramos (74 M€) et Randal Kolo Muani (41,2 M€) ont tous deux quitté le Paris Saint-Germain pour rejoindre un club de Serie A (l'AC Milan et la Juventus respectivement), tandis que Loïs Openda (42,75 M€) a rejoint la Juventus en provenance du RB Leipzig et Diego Moreira (45 M€) a rejoint l'AC Milan en provenance de Strasbourg. Aucune des arrivées phares de la Serie A cet été n'a été arrachée à un rival national — toutes sont des imports venus d'un championnat étranger.
C'est une stratégie de recrutement précise : plutôt que de rivaliser avec des clubs de Premier League ou de La Liga pour un joueur au sommet de sa cote, les clubs de Serie A ont ciblé des joueurs dont la valeur avait légèrement fléchi dans leur club précédent (changement de rôle dans l'effectif, départ d'un entraîneur) et les ont achetés avec ce qui s'apparente à une décote relative par rapport à leur plafond de valorisation. Reste à savoir si cette stratégie paiera sur le plan sportif, mais sur le plan financier, elle explique de façon cohérente comment la Serie A a pu monter en qualité d'effectif sans jamais remporter une seule guerre d'enchères face à un rival national.
